Les Sinners - Get Up and Dance (extrait du film Kid sentiment - 1968)
"Kid sentiment" un film Québecois de fiction-réalité. (1968) L'idée à la base de Kid sentiment est de dresser un portrait de la jeunesse de 1967 qui vibre au son de la vague musicale issue des Beatles, qui vient de généraliser la mini-jupe comme costume emblématique, qui profite de la nouvelle prospérité économique et d'une formidable évolution des moeurs. On parle alors du phénomène «yé-yé» ou «gogo». C'est pourquoi l'affiche publicitaire annonce un film de «gogo-vérité sur la jeunesse de l'époque». En 1968 François Guy et Louis Parizeau membres fondateurs du groupe de rock Québécois "Les Sinners" jouent dans le film "Kid Sentiment" de Jacques Godbout avec leur propre musique et chansons comme trame sonore. A cette époque, Jacques Godbout s'étonne du peu de conscience sociale des jeunes qu'il observe. Il doit leur apprendre le sens des mots « révolutionnaire » et « réactionnaire ». Les jeunes se montrent nettement plus réactionnaires que leurs aînés. En abattant la prison dans laquelle ils sont nés, les anciens ont pris goût au combat. Les jeunes, eux, sont nés à l'air libre. En dehors des jeux amoureux d'une petite bande d'adolescents, Kid sentiment est aussi un dialogue entre deux générations. Régie du film - Production : Clément Perron Réalisation : Jacques Godbout Scénarisation : Jacques Godbout, Ghislaine Godbout Montage : Jacques Godbout Prise de son : Claude Hazanavicius Musique : Les Sinners Interprètes : Andrée Cousineau, François Guy, François Jasmin, Jacques Languirand, Michèle Mercure, Louis Parizeau. Résumé : Un bel après-midi d'été, Louis et François, deux adolescents d'un quartier bourgeois de Québec vont draguer sur la terrasse Dufferin. Ils accrochent deux belles filles, Andrée et Michèle, et les ramènent chez François, où les parents sont absents, dans l'espoir de coucher avec elles. Ils font un peu de musique, dansent, boivent un peu, ne communiquent guère. Comme presque rien ne se passe, le réalisateur arrête le film et cause directement avec ses comédiens sur l'image de la jeunesse qu'ils doivent fournir (séquence réalité présente dans le film). La fiction reprise, la relation devient plus tendre entre les protagonistes et c'est finalement le temps de passer au lit. Mais dans la salle de bain, les filles discutent et s'amusent pour faire patienter les gars; quand elles les rejoignent, ils dorment. Extrait de la chronique d'Yves Lever. Plus....... (http://pages.videotron.com/lever/Films/Kid.html)